4 juin 2017

Montagnes russes - Daniel Zimmermann

Montagnes russes
Daniel Zimmermann
Daniel Zimmerman (tb), Pierre Durand (g), Jérôme Regard (b) et Julien Charlet (d)
Label Bleu – LBLC 6722
Sortie en octobre 2016

Spice’Bones, DPZ, Le sacre du tympan, Supersonic, Ping Machine, Surnatural Orchestra… Daniel Zimmermann promène son trombone dans de nombreuses formations. Après Bone Machine (2013), Montagnes russes est son deuxième disque en leader.

Jérôme Regard et Julien Charlet composent toujours la section rythmique, mais c’est Pierre Durand qui est à la guitare électrique, au lieu de Maxime Fougères. Zimmermann a composé les onze morceaux.

Entre Charlet et Regard, il fallait s’y attendre, Montagnes russes s’appuie sur une section rythmique imposante (« Mamelles »), avec une batterie puissante (« dans le nu de la vie ») et des lignes de basse sourdes (« Mr. Squale »),  le plus souvent dans une veine funky (« Mountain Girl ») et soul (« Come on Baby »), mais aussi binaire en mode slow (« Montagnes russes ») ou encore hard bop, avec son chabada et sa walking (« Vieux beau »). Toujours expressif à souhait, Durand apporte une bonne dose de blues, tout droit sorti du bayou (« Mountain Girl »), prend un solo lyrique, digne d’un guitar hero (« Come On Baby »), part dans un chorus déjanté servi par une guitare saturée (« Mamelles ») ou, à l’inverse, avec sa guitare acoustique, plante un décor folk évocateur d’une musique de western (« Believe »). Quant au trombone de Zimmermann, si sa sonorité ronde et soyeuse met les mélodies en relief (« Au temps ôtant ») et son phrasé sinueux amène de la majesté (« Tiens aujourd’hui il ne fait pas beau »), les glissandos gouailleurs (« Mr. Squale » ), les riffs funky (« Mountain Girl ») et les effets de souffles, de cris, de pleurs… (« Dans le nu de la vie ») révèlent un caractère bien trempé.

Montagnes russes porte bien son titre : la musique monte et descend dans une ambiance festive et attrayante, portée par quatre musiciens qui mettent du cœur à l’ouvrage.