2017/09/15 - Jay-Jay JOHANSON...

JAY-JAY JOHANSON "Bury the Hatchet"
Nouvel album disponible le 15 septembre en CD, LP & digital
Rythmes jazzy, pianos épurés, douces mélodies, touches électroniques et voix sur le fil... le retour en grâce du suédois Jay-Jay Johanson.

 
29 Music / Bertus France
Disponible sur Paris courant septembre et la semaine du 22/11
Promo : Ivica Mamedy / 07 50 22 61 77 / ivicamam13@gmail.com
C’était en 1996. Jay-Jay Johanson, un jeune homme fasciné par le jazz et la soul modifiée de Bristol - qu’on appelait trip-hop - et l’un de ses groupes phares – Portishead – frappait avec une délicatesse toute particulière à nos oreilles. L’album qui allait nous enivrer et placer à jamais ce suédois à l’élégance rare sur la carte s’appelait Whiskey.

C’était le début d’une passionnante aventure pour ce type tellement attachant qui, en quelques chansons à peine, nous avait livré un arbre généalogique que l’on fantasmait ainsi : Lee Hazlewood, la pop de Talk Talk ou de Nilsson, le duo John Coltrane et Johnny Hartman de l’autre, et une armée de disques calmes, jazz ou symphoniques, samplés de toute part.

Près de vingt ans plus tard, c’est avec un nouvel album d’une incroyable tenue, le onzième, que Jay-Jay Johanson vient se rappeler à nous.

Ce nouvel essai s’appelle Bury the Hatchet et l’on y retrouve l’essence même de la musique de Johanson : une aisance à inventer des mélodies, une voix aussi discrète que caressante, et ces rythmiques entêtantes posées sur vérin qui maintiennent avec souplesse les chansons à leur meilleur.
Dès la première plage de Bury the Hatchet, le ton est donné. Sur "Paranoid", Jay-Jay Johanson revient en force, avec un tempo rapide, une mélodie des plus catchy de son répertoire et révèle une nouvelle fois sa voix unique, douce, sur le fil, élastique.
L’ambiance de l’album, il la qualifie de ses propres termes comme une ambiance « very film noir ».
Sur "You’ll Miss When I’m Gone" et "Wreck",  la pop flirte avec un blues urbain qui parfois vire vers un climat vaudouesque.
Plus loin, on appréciera l’épure d’un "Advice to my Younger Self" Jay-Jay seul au piano, annonçant les deux titres instrumentaux "The Girl with the Sun in her Eyes" et "An Empty Room" pensés comme des thèmes de séries TV imaginaires. Sur "Rainbow" il invite Lucy Belle Guthrie, la fille de Liz Frazer et Robin Guthrie du groupe Cocteau Twins, proche du chanteur. On y rencontre également ce dernier à la guitare.
Côté arrangements il retrouve sa fidèle équipe, au générique de la quasi totalité de ses albums, la base de choc composée de Magnus Frykberg à la batterie et d'Erik Janssonau piano et claviers.
Bury the Hatchet - ou 13 variations, 13 états d’âme, allant du désespoir à la solitude noire empreint d’une inimitable tension - fait déjà figure de sommet d’excellence dans une discographie fidèle à l’exigence toujours intacte d’un songwriting indiscutablement classieux.
Sur Bury the Hatchet, Jay-Jay se livre avec courage et pudeur, baissant la garde avec grâce et évoquant les questions qui tourmentent les hommes de son âge : l’amour, la solitude, l’immaturité.

Ce nouvel album est l’oeuvre d’un type revenu des avalanches, qui ne cherche plus à trouver de réponses et se contente d’esquisser des perspectives, qui sont autant de chansons. Certains titres sont graves, mais d’autres viennent immédiatement prendre le relais, proposant une autre lumière : plus douce, plus apaisée.


La force de Bury the Hatchet, c’est de poser des questions qui n’appellent pas forcément de réponse, d’offrir une collection de chansons débarrassées de toute certitude mais qui savent convaincre par leur pudeur, par leur précision. Bref, du grand Jay Jay.
CONCERTS

21/11 Les Boréales, Caen (14)
22/11 Alhambra, Paris (10e)
23/11 Creil (60)
24/11 Lyon (69)
25/11 Nice (06)
VIDÉOS
JAY-JAY JOHANSON - "Paranoid"
"You'll miss me when I'm gone" Jay-Jay Johanson
JAY-JAY JOHANSON - "You'll Miss Me When I'm Gone"